Après la diffusion d’un montage audio trompeur visant Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise appelle désormais à boycotter la matinale de France Culture. Une sortie qui vaut au chef de file insoumis une réponse ferme de Radio France, pourtant déjà fragilisée par cette affaire.

L’affaire du montage controversé diffusé sur France Culture continue de provoquer des remous. Quelques jours après la sanction disciplinaire infligée au journaliste Guillaume Erner, Jean-Luc Mélenchon a appelé, samedi 4 juillet, à ne plus accepter d’invitations à la matinale de la radio publique.
Sur le réseau X, le fondateur de La France insoumise a estimé que « les invités de Radio France doivent se méfier ». Il accuse « le faussaire Guillaume Erner et ses complices à France Culture » d’être « impunis », avant de conclure : « Le plus sage, en attendant des jours meilleurs après 2027, est de ne pas aller à la matinale de France Culture. »
Radio France renvoie Mélenchon à ses propres critiques
Cette prise de position intervient après la diffusion, le 24 juin, d’un extrait audio tronqué laissant croire que Jean-Luc Mélenchon avait tenu des propos antisémites comparables à ceux de Jean-Marie Le Pen. L’erreur, reconnue par France Culture, a conduit à des excuses publiques et à une sanction disciplinaire contre Guillaume Erner, qui restera néanmoins à l’antenne à la rentrée.
En réponse, Radio France a dénoncé ce qu’elle considère comme une remise en cause de l’indépendance du service public. Le groupe rappelle que « Guillaume Erner a été sanctionné contrairement à ce que vous affirmez » et affirme : « Rarement l’indépendance des médias publics n’a été autant mise à mal que cette année. Aujourd’hui par vous, hier par d’autres. Nous ne pouvons pas travailler sous de telles pressions politiques permanentes. »
L’échange a un parfum d’ironie politique. Régulièrement accusé de bénéficier d’une certaine bienveillance des médias publics parfois militants, Jean-Luc Mélenchon se retrouve cette fois en conflit ouvert avec Radio France. La polémique demeure par ailleurs vive en interne : la Société des journalistes de France Culture estime que « la confiance avec la rédaction a été rompue », malgré les sanctions prises contre le journaliste.
un pays démocratique aurait depuis longtemps renvoyé ce salopard à ses retraites
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