mardi 2 juin 2026

Duralex : l’échec prévisible du socialisme d’entreprise ...


Duralex : l’échec prévisible du socialisme d’entreprise

Le Parti de la France prend acte avec gravité de l’annonce du prochain placement en redressement judiciaire de Duralex, entreprise emblématique du patrimoine industriel français.

Duralex, ce ne sont pas seulement des verres. Ce sont les verres de nos cantines, de nos colonies de vacances, de nos tables familiales. Qui, en France, n’a jamais bu dans un verre Duralex ? Cette marque appartient à la mémoire collective de notre peuple. Sa nouvelle chute est donc un symbole : celui d’une industrie française que l’on prétend sauver par des montages idéologiques, des subventions publiques et des opérations de communication, au lieu de lui rendre les conditions réelles de sa compétitivité.

L’échec de la SCOP Duralex était prévisible. Il était même, pour ainsi dire, quasi annoncé. Après un apport public initial de 750.000 euros, puis une levée de fonds de 5 millions d’euros auprès de particuliers attachés à cette marque mythique, l’entreprise se retrouve à nouveau au bord du précipice. Les Français ont été appelés à la rescousse. L’État et les collectivités ont ouvert le robinet. Mais la réalité économique, elle, ne se contourne pas.

Il n’y a pas d’argent gratuit. Les 750.000 euros d’argent public engagés à fonds perdus ne produiront aucun retour sur investissement pour les contribuables. Ils n’auront servi qu’à prolonger artificiellement une situation fragile, sans corriger les causes profondes du mal français : fiscalité écrasante, charges excessives, normes paralysantes, coût du travail dissuasif, hostilité idéologique envers les entrepreneurs et méfiance systématique à l’égard des investisseurs.

L’affaire Duralex démontre l’échec typique du socialisme d’entreprise : faire croire qu’une société peut être sauvée par la seule vertu d’un statut coopératif, d’une émotion populaire et de financements publics. Une entreprise ne prospère pas par incantation. Elle prospère lorsqu’elle vend, investit, innove, exporte, attire du capital, rémunère le risque et dispose d’un environnement fiscal et social favorable.

Le Parti de la France refuse cette logique du sauvetage permanent d’entreprises mal en point par l’argent du contribuable. L’État n’a pas vocation à se substituer au chef d’entreprise, ni à entretenir à perte des structures fragilisées par des décennies de mauvais choix politiques. Son rôle doit être stratégique : défendre l’intérêt industriel national, protéger nos productions face à la concurrence déloyale, soutenir la relocalisation, mais sans intervenir dans la gestion entrepreneuriale ni transformer l’économie française en économie sous perfusion.

Pour que nos entreprises prospèrent à nouveau en France, il faut une rupture radicale.

Il faut baisser drastiquement la fiscalité qui pèse sur les sociétés. Il faut alléger les taxes sur les bénéfices afin de permettre aux entreprises de réinvestir, d’embaucher, de moderniser leurs outils de production et de conquérir de nouveaux marchés. Il faut réduire massivement les charges patronales et salariales qui étranglent le travail français. Il faut cesser de considérer les actionnaires comme des voleurs ou des privilégiés, alors qu’ils sont, avec les patrons, ceux qui prennent le plus de risques.

Sans capital, pas d’investissement. Sans investissement, pas d’industrie. Sans industrie, pas de souveraineté nationale.

Il faut également libéraliser les politiques salariales et redonner de la liberté aux salariés comme aux employeurs. Le travail ne doit plus être écrasé par un système social obligatoire, rigide et ruineux. Chaque salarié doit pouvoir choisir librement entre l’adhésion à la Sécurité sociale ou le recours à une assurance privée, s’il le souhaite. Le libre choix, la responsabilité individuelle et la concurrence doivent redevenir des principes centraux de notre organisation économique.

La France doit renouer avec des conceptions libérales, et même résolument ultra-libérales lorsqu’il s’agit de libérer la production, le travail, l’investissement et l’initiative privée. C’est ainsi que nous pourrons relancer notre secteur industriel, notre manufacture, nos PME et préserver nos fleurons nationaux.

La véritable défense de Duralex ne consiste pas à applaudir des montages financiers précaires, à multiplier les subventions ou à organiser des collectes citoyennes. Elle consiste à bâtir une France où une entreprise industrielle peut produire, vendre, investir et grandir sans être écrasée par l’État, les charges, les taxes et la bureaucratie.

Duralex mérite mieux que le socialisme d’entreprise.

Les Français méritent mieux qu’une industrie sous perfusion.

La France mérite une politique de liberté, de travail, de responsabilité et de reconquête industrielle.

Maxime Morlon - Secrétaire général adjoint du Parti de la France

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

L'argent et le pouvoir de la fesse !!!.

 Posté par :Véronique de Papa Falco.. "Il venait rôder, comme un prédateur" : une bénévole des Restos du cœur dénonce le comportem...