Une quarantaine de cas de dermatophilose, une maladie généralement observée chez les animaux, ont été recensés en France depuis janvier. Les chercheurs des Hospices civils de Lyon évoquent une probable transmission sexuelle interhumaine.

Une équipe des Hospices civils de Lyon (HCL) a identifié un foyer de dermatophilose, surnommée « gale de boue », chez plusieurs hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Cette maladie bactérienne, habituellement observée chez les chevaux, bovins ou animaux d’élevage, était jusqu’ici extrêmement rare chez l’être humain.
L’étude, publiée début juin dans la revue scientifique américaine Emerging Infectious Diseases, porte sur neuf premiers patients contaminés entre décembre et février. Tous résidaient à Lyon ou à Paris et fréquentaient des saunas gays. Sept d’entre eux ont rapporté avoir eu des rapports sexuels dans ces établissements peu avant l’apparition des symptômes.
Une transmission sexuelle inédite
Les chercheurs estiment que « la similarité génomique et les expositions sexuelles partagées suggèrent fortement une transmission sexuelle interhumaine de cette bactérie zoonotique ». Aucun contact avec des animaux n’a été identifié chez ces patients.
Au total, près de quarante cas ont été recensés en France entre janvier et juin, dont une trentaine dans la métropole lyonnaise. Les personnes infectées présentaient des pustules et des croûtes sur les parties génitales, le torse, la barbe ou les jambes.
Le docteur Maxime Bonjour, médecin à l’hôpital de la Croix-Rousse, avance l’hypothèse d’« une infection sexuellement transmissible dermatologique lors de contacts rapprochés de peau à peau, que favoriserait un environnement chaud et humide ».
Aucun patient n’a dû être hospitalisé. Tous ont été traités par antibiotiques, avec une amélioration rapide des symptômes.
Déjà le VIH, mais ça ne m' étonne pas, j' ai toujours dit que l' anus était destiné aux étrons, pas aux glands !
RépondreSupprimerBon dimanche
amitié