Rima Hassan, la Française contrefaite ou l’art de mordre la main qui vous naturalise .

Ah, la France ! Ce vieux théâtre où l’on applaudit encore, par habitude, les tragédies importées. Hier encore, le 2 avril 2026, nos juges, ces funambules du Code pénal, ont convoqué Rima Hassan, eurodéputée LFI, à la garde à vue pour apologie du terrorisme. Un tweet, un seul, une petite citation bien sentie à Kozo Okamoto – ce Japonais qui, en 1972, transforma l’aéroport de Lod en abattoir au nom de la « cause palestinienne ». « J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. » Charmant. Poétique, même. On imagine la scène : la jeune élue, fraîchement naturalisée il y a seize ans, qui recycle un terroriste comme on recycle un vieux poster de Che Guevara. Et nous, Français de souche ou d’adoption sincère, on est censés applaudir la « résistance » pendant que nos juges font semblant de s’étonner.
Et le clou du spectacle, le détail qui fait pouffer la République entière dans sa barbe : elle arrive avec une accusation d’apologie du terrorisme et repart avec une affaire de drogue sur le dos ! Car pendant que les enquêteurs fouillaient son sac à la recherche d’un mobile, bingo : deux grammes d’une petite substance synthétique bien festive – 3-MMC pour les intimes – font leur apparition, accompagnés d’un test urinaire positif comme un aveu qui ne dit pas son nom. Refus sec de donner empreintes et ADN, évidemment. Une députée, tout de même ! Une élue du peuple qui se doit à l’exemplarité la plus stricte, au respect le plus aveugle des lois qu’elle prétend incarner. Mais non : mépris souverain pour la France et ses représentants. On crache sur le pays qui vous a tout offert, on sniffe son mépris en poudre, on refuse de coopérer avec sa justice comme on refuse une poignée de main à un ce qu’elle considère sûrement comme un vulgaire flic, et on s’étonne que l’on vous regarde enfin de travers. C’est l’arrogance en talons hauts, la représentante « intersectionnelle » qui se croit au-dessus du Code pénal qu’elle piétine avec le sourire de celle qui sait que tout lui est dû.
Rima Hassan incarne à la perfection l’archétype de ces millions de Français contrefaits que produisent depuis cinquante ans une folle politique d’immigration, une toute aussi folle politique de naturalisation et le droit du sol érigé en machine à fabriquer des identités en trompe-l’œil. Des Français avec une carte d’identité nationale dans la poche, mais qui n’ont en réalité que des cartes dans l’identité – et surtout pas dans la nation qui va avec. Nés ailleurs, élevés dans le récit d’ailleurs, naturalisés sur critère de présence plus que d’adhésion, ils brandissent le passeport tricolore comme un ticket d’entrée au spectacle, sans jamais apprendre le texte ni aimer la pièce. Rima Hassan en est le spécimen parfait. Pire, elle fait aussi partie de ces millions d’immigrés qui nourrissent à l’égard de la France une haine inextinguible, nourrie par la revanche post-coloniale et par l’idée très antisémite que la France serait dirigée par les Juifs. Son fil X hurle Gaza et Ramallah, mais reste muet sur la France, ses impôts, ses campagnes exsangues, ses hôpitaux en déroute. Elle est française de papier, pas de chair ni d’âme.
Voilà la députée « française » : une ventriloque qui parle avec l’accent de Damas et le cœur de Ramallah. On l’élit au Parlement européen sur une liste LFI, et elle transforme son mandat en tribune permanente pour une cause étrangère. C’est beau, l’engagement. C’est même noble, quand il s’agit de la France. Mais quand il s’agit de la France des autres, cela devient une farce corrosive. Une insulte au contrat social. Vous imaginez un député breton qui ne parlerait que de la Catalogne ? Un élu corse obsédé par la Corse… d’Italie ? On le traiterait de traître ou de farceur. Rima Hassan, elle, on la sacralise. Icône « intersectionnelle », voix des « opprimés », on lui tend le micro comme on tend l’hostie. Et quand la justice, enfin, ose lui rappeler que glorifier un poseur de bombe n’est pas un droit constitutionnel, c’est le cri d’orfraie : « harcèlement judiciaire » ! Le complot sioniste, évidemment. Le RN qui dénonce, la droite qui respire, la gauche qui se tait par lâcheté – tout le monde est coupable sauf elle.
Le plus drôle, dans cette tragicomédie, c’est le timing. On est en 2026. La France croule sous les dettes, les émeutes, les attentats oubliés sitôt commis. Et pendant ce temps, une eurodéputée qui doit à la France son passeport, son salaire, son immunité, passe son temps à cracher sur l’État hébreu comme si c’était son ennemi personnel. Pas l’ennemi de la France, non : le sien. Parce que la France, au fond, n’est qu’un tremplin. Un passeport commode. Une carte Vitale bien pratique quand les camps syriens deviennent trop inconfortables. On naturalise à la va-vite, on élit sur quota « diversité », et on s’étonne que l’élue ne se sente pas française ? Quelle naïveté ! L’assimilation n’est pas un chèque en blanc. C’est un serment. C’est aimer ce pays plus que son passé, plus que sa tribu, plus que sa cause. Rima Hassan n’a jamais prononcé ce serment. Elle l’a signé, voilà tout.
Et pourtant, elle ose. Elle ose nous donner des leçons de morale internationale tout en ignorant nos misères domestiques. Elle ose citer un terroriste comme modèle de jeunesse alors que nos jeunes, eux, citent des influenceurs ou des footballeurs. Elle ose jouer les victimes quand la justice, enfin, la regarde de travers. Corrosif, n’est-ce pas ? Cette République qui se veut universelle finit par accoucher de députés qui la méprisent en silence. On l’a vue, la « Française » : elle pleure Gaza sur les plateaux, elle défile à Paris pour Ramallah, elle tweete en arabe et en français selon l’auditoire. Mais la France des Gilets jaunes, des agriculteurs en colère, des infirmières épuisées ? Inconnue au bataillon. Invisible. Inexistante.
Alors oui, que la justice aille au bout. Mise en examen, condamnation, peu importe le mot. Ce n’est pas la liberté d’expression qui est en jeu – on peut critiquer Israël jusqu’à plus soif, Dieu sait que c’est devenu un sport national. C’est l’honnêteté intellectuelle. C’est le respect dû à un pays qui vous a ouvert ses bras sans exiger de contrepartie. Rima Hassan a choisi de rester l’éternelle réfugiée, même avec un passeport français dans la poche. Elle n’est pas assimilée ; elle est installée. Et c’est là toute la différence.
La France mérite mieux que des élus de circonstance. Elle mérite des Français de conviction. Pas des touristes politiques qui viennent y faire carrière en attendant que leur vraie cause triomphe ailleurs. Rima Hassan n’est pas un cas isolé ; elle est le symptôme. Le symptôme d’une naturalisation devenue formalité, d’une représentation devenue mascarade, d’une identité devenue option. Et quand la justice, enfin, tousse, on crie au scandale. Rira bien qui rira le dernier.
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