vendredi 27 mars 2026

On ne va pas pleurer Jospin, ce « Premier Sectaire » !

 

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Lionel Jospin sous des dehors en apparence aimables, était quelqu’un de sectaire et cassant. J’en veux pour preuve la mésaventure arrivée à une relation. Un homme qui avait tous les sacrements pour être nommé ministre d’État de Monaco.

À Monaco, le ministre d’État représente le prince ; responsable seulement devant lui, il dirige l’exécutif, préside avec voix prépondérante le Conseil de gouvernement. Il sert aussi de courroie de transmission entre le prince et le Conseil national pour les lois, signe les arrêtés ministériels.

Il faut savoir qu’entre 1911 et 2005, le ministre d’État de Monaco était obligatoirement un Français, choisi parmi plusieurs hauts fonctionnaires et nommé par le gouvernement français. Depuis 2005, il peut aussi être monégasque.

Donc cette personne se disposait à devenir ministre d’État de Monaco et dans le processus n’avait plus qu’à rencontrer Jospin, alors Premier ministre. Une formalité, croyait-il.

L’entrevue s’est parfaitement bien passée. Cordialement. Avant de se séparer, en lui serrant la main, Jospin a posé une question, comme si la réponse était évidente : « Bien sûr, vous êtes socialiste ».

Notre ami, d’une probité exemplaire, a répondu tranquillement : « Non, je ne suis pas socialiste. »

Il n’a plus entendu parler de rien. Jospin, en bon troskiste sectaire, d’ailleurs surnommé « le Premier Sectaire », l’avait écarté.

Pour Jospin, il fallait être socialiste pour être reconnu et promu. En dehors du socialisme et de la grande famille des socialistes, pas de salut. Si ce n’était pas de la discrimination, du sectarisme, on se demande ce que c’était.

André Vallini dit aujourd’hui que Jospin était la morale incarnée. Est-ce moral de refuser un candidat qui a tous les satisfecits, qui a franchi tous les barrages, sous prétexte qu’il n’est pas socialiste ?

Que doit-on à Jospin ? Tout le monde a déjà énuméré ses minables réalisations. On doit à Jospin la semaine de travail de 35 heures, qui a été le début de notre ruine, le Pacs dont le problème est qu’il mène à la GPA et la PMA, la parité hommes-femmes dans les fonctions électives et donc l’abandon de la compétence, la dégringolade de l’enseignement, l’invention des IUFM (le verbiage qui rend fou), la CMU, le pédagogisme qui abandonne les élèves… ils doivent créer eux-mêmes leur savoir et, comme Pythagore, découvrir les théorèmes !

Il a laissé le voile entrer à l’école (curieusement, son épouse Sylviane Agacinski est contre le voile, également contre la GPA et la PMA)… Il a été un immigrationniste convaincu.

On lui doit aussi les élections présidentielles houleuses de 2002 au cours desquelles on a pu voir Chirac, notre roi fainéant, refuser de rencontrer Jean-Marie Le Pen, alors que cette rencontre est traditionnelle entre les deux candidats avant le second tour. Quel mépris.

Si Lionel Jospin avait été aimé des Français, les choses ne se seraient pas passées ainsi. Mais voilà, les Français ne l’aimaient pas. Peut-être, comme nous l’explique Catherine Nay, parce qu’un jour il était Lionel, et le lendemain Jospin : deux personnes indéchiffrables. Il ne pouvait pas être les deux « en même temps ».

Interrogé avant les élections de 2002 par John Lepers sur le fait de savoir pour qui il voterait s’il n’était pas au second tour, Jospin salue la question d’un éclat de rire moqueur et protecteur : il n’y croit pas. Il n’a pas prévu ce scénario. Manque de sens politique, aveuglement sur la montée fulgurante de Le Pen, il est sûr de lui et il a tort. Pour quelqu’un au sommet de l’État, il est pour le moins ennuyeux de ne pas savoir prévoir.

https://www.cnews.fr/france/2026-03-23/mort-de-lionel-jospin-quand-le-candidat-socialiste-la-presidentielle-de-2002

Mais voilà : le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen (16,86 %) est qualifié pour affronter le président sortant Jacques Chirac (19,88 %), en tête des votes, et Lionel Jospin termine troisième (16,18 %) à moins de 200 000 voix de la deuxième place. 

Quel malheur ! Quelle ironie ! Quel tsunami pour la gauche, qui se croyait au-dessus de tout ! Ce qu’elle croit encore, d’ailleurs, et qui l’autorise selon elle à donner des leçons à tout le monde. Jamais la gauche n’avait envisagé d’être battue de la sorte, ni que Le Pen puisse accéder au second tour. Depuis, Marine a accédé deux fois au second tour, mais c’est une autre histoire.

Lionel Jospin a, enfin, une bonne idée après ce désastre : il quitte la vie politique. Définitivement.

Petite piqûre de rappel pour tous les esprits chagrins de gauche et d’extrême gauche, et aussi pour Les Républicains qui traitent le RN de fasciste : Jospin a reconnu le 29 septembre 2007 que le RN n’était pas fasciste et que tout cela était du théâtre. CQFD.

https://www.youtube.com/watch?v=9gwbHoQ7OE0

Sophie Durand

3 commentaires:

  1. Franchement ça m' a dégouté qu' il ait eu droit à un hommage national malgré son héritage négatif !

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  2. Lionel Jospin a effectivement reconnu en 2007 que le RN n’était pas fasciste et à dénoncé le "théâtre antifasciste" Il faudrait que ses contemporains écoutent un peu ses dires et méditent sur cette phrase mais, cela ferait tomber le joli prétexte qui permet à n'importe quel candidat d'arriver au sommet de l'état ...

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