AFP le 23 novembre 2025 à 3h10
Six compagnies aériennes ont annulé leurs vols vers le Venezuela samedi, a indiqué un groupement professionnel, après que l'autorité américaine de régulation de l'aviation a mis en garde contre les dangers liés à une « activité militaire accrue » dans un contexte de renforcement important des forces américaines dans la région.
Les compagnies aériennes espagnoles Iberia, portugaise TAP, chilienne LATAM, colombienne Avianca, brésilienne GOL et trinidadienne Caribbean ont suspendu leurs vols vers le pays, a déclaré Marisela de Loaiza, présidente de l'Association des compagnies aériennes vénézuéliennes (ALAV).
Elle n'a pas précisé la durée des suspensions de vols.
Les compagnies aériennes panaméennes Copa Airlines, espagnoles Air Europa et PlusUltra, turques et vénézuéliennes LASER continuent pour l'instant d'assurer des vols.
L’Administration fédérale de l’aviation américaine a exhorté vendredi les aéronefs civils survolant l’espace aérien vénézuélien à « faire preuve de prudence » en raison de « la détérioration de la situation sécuritaire et de l’intensification de l’activité militaire au Venezuela et dans ses environs ».
« Ces menaces pourraient constituer un risque potentiel pour les aéronefs à toutes les altitudes, y compris pendant le survol, les phases d'arrivée et de départ, et/ou pour les aéroports et les aéronefs au sol », a-t-on indiqué.
Washington a déployé dans la région un groupe aéronaval, d'autres navires de guerre de la Marine ainsi que des avions furtifs – des déploiements qui, selon elle, visent à endiguer le trafic de drogue, mais qui ont suscité des craintes à Caracas quant à un possible changement de régime.
Lundi, les États-Unis désigneront un cartel de la drogue, prétendument dirigé par le dirigeant vénézuélien de gauche Nicolas Maduro, comme organisation terroriste – une mesure qui, selon certains, pourrait présager une action militaire contre son gouvernement.
Depuis début septembre, les forces américaines ont mené des frappes contre plus de 20 navires soupçonnés de trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et l'est de l'océan Pacifique, faisant plus de 80 morts.
Mais les États-Unis n'ont toujours pas fourni de preuves concrètes que les navires ciblés servaient au trafic de drogue ou représentaient une menace pour le pays, et les tensions régionales se sont exacerbées à la suite de cette campagne et du renforcement militaire qui l'accompagne.
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