mardi 25 novembre 2025

L’occupation de l’église Saint-Polycarpe par une soixantaine de migrants inquiète les locaux.

Publié le 24 nov. 2025 à 16h31

Les migrants entrant dans l'église lyonnaise. (Crédit : Collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse)

Depuis dimanche, l’église Saint-Polycarpe, dans le 1er arrondissement de Lyon, est investie par environ soixante migrants accompagnés par le collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse.
Bien que les autorités aient choisi de ne pas intervenir immédiatement, cette installation « tolérée » soulève des interrogations sur la pertinence et la légitimité d’une telle démarche dans un lieu religieux qui n’a ni vocation ni capacité à devenir un centre d’hébergement improvisé.

Une pression jugée excessive sur les institutions

Le collectif affirme agir pour alerter sur l’urgence hivernale, mais certains dénoncent une stratégie qui revient à forcer la main aux pouvoirs publics.
Malgré les messages alarmistes du collectif, les services sociaux et la préfecture rappellent régulièrement que l’accueil et la mise à l’abri nécessitent des structures adaptées, des moyens et un cadre légal, ce qu’une occupation sauvage ne peut remplacer.
Pour plusieurs observateurs, ce type d’action crée davantage de tension que de solutions durables.

🚨⛪ ALERTE | Ce ne sont pas 60 mais 250 À 300 MINEURS ISOLÉS ÉTRANGERS qui vont pouvoir trouver refuge dans l’église Saint-Polycarpe, à Lyon, pour se protéger du froid. Pour rappel, l’occupation a été AUTORISÉE et la police n’est pas intervenue, après consultation des autorités

L'Écho Chrétien
L'Écho Chrétien
@lechochretien

⛪❄️ FLASH | Une soixantaine de migrants OCCUPENT l’église Saint-Polycarpe à Lyon pour se protéger du froid. L’occupation a été AUTORISÉE et la police n’est pas intervenue, après consultation des autorités et du responsable de l’église, a précisé une source policière.


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Une occupation qui divise

Des affiches placardées à l’entrée de l’église dénoncent un « scandale d’État ».
Mais pour de nombreux habitants du quartier, ces messages relèvent davantage d’une mise en accusation unilatérale que d’un véritable appel au dialogue. L’occupation d’un lieu de culte est perçue par certains comme un geste de rupture qui rend plus difficile la recherche d’un compromis avec les institutions locales.

Si le collectif parle de « mise à l’abri », plusieurs habitants s’inquiètent des risques : absence d’infrastructures adaptées, responsabilité en cas d’incident, pression sur le personnel religieux, et image brouillée d’une église transformée en refuge forcé.
 Pour les critiques, cette action ne fait que déplacer le problème, sans proposer de solution concrète ou viable — tout en mettant l’Église et les autorités locales devant un fait accompli.





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