Il y a 30 ans, le 25 juillet 1995, l'attentat du RER B à la station Saint-Michel à Paris faisait 8 morts et près de 200 blessés.
La semaine prochaine, Boualem Bensaid, l’un des terroristes du GIA, condamné à la perpétuité, pourrait être libéré à condition d’être expulsé vers l’Algérie, qui n’a toujours pas délivré de laisser-passer ..
Le 25 juillet 1995 vers 17h, une bonbonne de gaz remplie de boulons explose dans une rame du RER B, au niveau de la station Saint-Michel, en plein centre de Paris. Le bilan est lourd : 8 morts et plus de 100 blessés. L'attentat, commandité par le Groupe islamique armé pour punir la France de son soutien à Alger, fût le premier d'une longue série d'attaques islamistes en France.
Les victimes du RER B avaient de 16 à 57 ans : Annie Aupeix, 55 ans, Véronique Brocheriou, 26 ans, Maria Isabel Costa Barbosa, 32 ans, Maria Odette Garcia Ferreira, 31 ans, Sandrine Girier-Dufournier, 24 ans, Jean Groll, 57 ans, et Alexandre Hurtaud, 16 ans. Pierre-Henri Froment, 35 ans, blessé le jour de l'explosion succombera quelques mois plus tard.
Un des auteurs de cet attentat de 1995, Khaled Kelkal, petit délinquant devenu islamiste radical, a été tué par les gendarmes le 29 septembre de cette année-là, près de Lyon. C'est ce que raconte dans le montage en tête de cet article la journaliste Michelle Fines qui a couvert les faits à l'époque.
Remise en liberté
D'autres responsables de cet attentat ont été arrêtés : Boualem Bensaïd, dont les empreintes avaient été retrouvées sur la bombe, tout comme Smaïn Aït Ali Belkacem et Karim Koussa. Considéré comme le cerveau des attaques, Ali Touchent a été tué en Algérie en 1997. Considéré comme le financier des attentats depuis Londres et remis à la justice française en 2005, Rachid Ramda a été condamné à la perpétuité en 2009.
Aujourd'hui âgé de 57 ans, Boualem Bensaïd a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de vingt-deux ans en octobre 2002. Le 1er août 2025, il doit être remis en liberté, sous condition d’expulsion vers l’Algérie. Il a passé près de trente années en prison. Outre la bombe du 25 juillet, il a été reconnu coupable d'avoir déposé celle qui a explosé le 6 octobre de la même année près du métro Maison-Blanche, dans le XIIIe arrondissement (18 blessés), ainsi que d’avoir participé à la préparation de l’attentat dix jours plus tard du RER C à la station Musée-d’Orsay (30 blessés). Lors de son procès, il avait tout contesté, tant sa participation aux attentats que son appartenance au GIA.

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